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	<title>Club &#187; Science</title>
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		<title>Le jeu de l&#8217;ultimatum</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2016 22:10:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Anecdote]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>

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Carnia : 4 janvier 2016. Je découvre à la télé entre deux émissions culturelles un programme court qui traite du jeu de l’ultimatum. Je ne connais pas. Je note sur un bout de papier, comme je le fais souvent ces dernières semaines puis, à la fin du programme, je vais faire un tour sur Internet, voir ce qu’ils en disent sur la théorie des jeux.</p>
<p>Voilà ce que je trouve sur « l’ultimatum game » : On prête, à un joueur A, une certaine somme d’argent (par exemple 10€) avec pour instruction d’en donner une partie à un joueur B qui connaît la somme de départ. Si le joueur B accepte l’offre, tous les 2 gardent leur part d’argent. Si le joueur B refuse l’offre, aucun des 2 ne gardera d’argent. On pourrait détailler toutes les offres possibles de 0 à 10€ par le joueur A et toutes les raisons qui pousseraient le joueur B à accepter ou refuser. Car au delà de la solution évidente de 5€ pour chacun, qui a le plus de chance d’être proposée et acceptée, toutes les autres, dans une moindre mesure certes, peuvent être proposées et … acceptées, mais aussi refusées, ce qui contredit d’ailleurs la théorie des jeux qui prédit la recherche de maximalisation des gains… Tout dépend des besoins immédiats en argent de A ou de B.</p>
<p>Mais si je vous parle de cette histoire ce soir, c’est que cela me rappelle une anecdote :</p>
<p>Nous sommes à vélo, à Antony, dans la Rue Aldophe Pajeaud, pratiquement devant l’école Paul Bert, vers l’Avenue Stalingrad, qui sera, par la suite, arbitrairement débaptisée en Avenue Jean Monnet. J’ai 9 ou 10 ans, peut-être moins, et devant moi il y a mon frère Gianfranco, 1 an et demi de moins que moi. Dans mon souvenir c’est un tout petit vélo, et donc le mien ne doit pas être beaucoup plus grand et donc on ne doit pas être très âgés. On est en plein milieu de la route, ce doit être l’été et il n’y a pratiquement pas de voitures. Tout d’un coup, dans les zigzags que mon frère fait là devant moi, tête en l’air, je vois quelque chose traîner sur l’asphalte chaud. Je m’arrête et je ramasse. C’est un portefeuille. Mon frère me rejoint et on regarde autour de nous. Personne. La typique journée de mois d’août des années où nos parents avaient décidé qu’on ne partirait pas en vacances. Vu là où il était, je comprend que le portefeuille n’a pu tomber que d’une voiture et que cela va être difficile de lui courir après. Ce portefeuille, je le vois encore, il est usé, et bien rondouillard. Pas une seule seconde, l’idée de prendre l’argent, n’a traversé mon esprit. Par contre tout de suite a germé l’idée, que le ramener à son propriétaire pouvait rapporter une récompense, et puis qu’au pire, on aurait fait une bonne action. A cet âge, un an de plus fait beaucoup de différence et c’est donc moi qui prend l’initiative. On va le fouiller ce portefeuille et chercher un papier d’identité avec une adresse postale… et on en trouve une, justement rue Aldophe Pajeaud. Demi tour et la rue est longue. Quand on arrive à l’adresse dite, on est quand même pas loin de la limite informelle de l’éloignement maximum, qu’on s’est tacitement et depuis toujours, autorisés depuis la maison au 2 Allée des Platanes. De plus, cela peut être risqué de sonner chez des inconnus, mais je ne me souviens d’aucune appréhension. Peut-être aussi, parce que nous avons lu que ce monsieur, car il s’agit bien d’un monsieur, est un policier. C’est une résidence et il faut trouver la porte et sur la boite aux lettres, l’étage, mais tout se passe facilement. Je sonne. </p>
<p>En plein milieu de l’après-midi, comme ça, il y est fort probable qu’il n’y ait personne, mais une dame fini par nous ouvrir la porte. Pas besoin de beaucoup de mots pour s’expliquer et voilà qu’elle nous abreuve de compliments et nous demande d’entrer. Peut-être qu’on a l’air un peu perlés de transpiration car elle nous propose à boire. Je ne me souviens pas si l’on accepte, car on nous a toujours appris à refuser, plus par sécurité que par politesse. Mais peut-être que oui, après tout. Elle parle beaucoup. Elle dit que son mari a l’habitude de poser son portefeuille sur le toit de la voiture lorsqu’il fait le plein d’essence. Bien, tout se passe comme j’avais prévu. De plus, au retour, on passera devant cette station service et on mesurera, à vu d’œil, sur quelle distance le portefeuille est resté en équilibre sur le toit de la voiture. Je suppose qu’elle ajoute que notre intervention va bien les soulager des tracas et des frais pour refaire tous les papiers. Et tout d’un coup, comme si elle avait oublié quelque chose, elle s’exclame en levant les bras au ciel, et s’éclipse. On se retrouve là debout, au garde à vous en culottes courtes à attendre pendant, ce qui nous semble être, de longues minutes. Elle revient enfin et nous tend à chacun un billet de 5 Francs. Une belle somme à l’époque, surtout pour des gamins. Bien sûr on commence par refuser, mais on sait bien, au fond de nous que c’est pour la forme et qu’on l’a bien mérité. Et nous revoilà dehors, plus riches qu’en entrant. </p>
<p>Et c’est là qu’intervient « l’utimatum game ». J’avais récupéré les 2 billets. Mon frère m’avait confié le sien de bonne grâce, peut-être parce que son short n’avait pas de poche. Par contre je me souviens très bien de mon état d’esprit à cet instant. On est sur le chemin du retour, pour mettre en lieu sûr, l’argent, chez nos parents. Cette fois-ci, c’est moi qui zigzague devant, en me retournant de temps en temps pour relater à mon frère où j’en suis de mon raisonnement.</p>
<p>Pour moi il n’avait rien fait. Il n’avait pas trouvé le portefeuille et ensuite il n’avait fait que me suivre. D’un autre coté, je ne peux pas ne rien lui donner non plus. Mais à combien peut se monter sa juste rétribution ? Lui, semble d’accord qu’il n’a pas droit à la moitié, soit ses 5 Francs. Mais cela va être compliqué d’expliquer à ma mère, que la dame nous a donné 2 billets de 5 Francs mais qu’il n’y a que 2 ou 3 Francs pour mon frère et le reste pour moi. Voilà, je suis le joueur A, je garde pour moi 7 Francs (et pourquoi 7 et pas 8 ?) et je donne au joueur B les 3 Francs qui reste. Est ce qu’il accepte ? Oui ! Il accepte ! Sur son vélo mon frère a accepté. Oui&#8230; mais c’était sans compter ma mère, qui, une fois que nous sommes arrivés chez elle, n’écoute pas mon argumentation. Dans son aveuglement égalitariste, qu’elle a toujours pratiqué, elle juge, en revenant à l’expression de la volonté de la dame, qu&#8217;il faut partager 5 Francs chacun. Mais égalité ne veut pas dire équité ! Moi, je le vis comme une injustice, mais bien sûr, je vais accepter l’état de fait. </p>
<p>Enfin, l’avantage par rapport à « l’ultimatum game », c’est que l’argent ne nous sera pas repris… enfin, si, un peu quand même… parce que nous n’aurons, comme d’habitude, pas le droit de le dépenser. Il ira augmenter la petite cagnotte d’argent de poche… argent bloqué jusqu’aux vacances d’été, et qui nous servira pour nous acheter des glaces quand nous partirons en Italie… l’année prochaine donc… et ce n’est même pas sûr. De plus au prix du cornet de glace à l’époque en Italie, il va sans dire que l’argent revenait presque entièrement dans la cagnotte au retour en France et qu’au fond… on n’en disposait pas vraiment… et pour le coup, le « jeu de l’ultimatum » est corroboré…
</p></div>
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		<title>La Marteline</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2015 20:44:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lettre Ouverte à Marie Christine de Paris Aujourd&#8217;hui, profitant d&#8217;une journée de soleil, mais d&#8217;une température tout juste au dessus de zéro je suis allé étrenner ma marteline ce marteau en demi-lune dont j&#8217;ai fait l&#8217;acquisition il y a deux &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=1218">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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Lettre Ouverte à Marie Christine de Paris</p>
<p><a  href="http://club.egiorgio.com/wp-content/uploads/2015/12/pierres-1.jpg" class="thickbox no_icon" title="pierres"><img src="http://club.egiorgio.com/wp-content/uploads/2015/12/pierres-1-112x150.jpg" alt="pierres" title="pierres 1" width="112" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1223" class="thickbox" / ></a>Aujourd&#8217;hui, profitant d&#8217;une journée de soleil, mais d&#8217;une température tout juste au dessus de zéro je suis allé étrenner ma marteline ce marteau en demi-lune dont j&#8217;ai fait l&#8217;acquisition il y a deux semaines en haut lieu de la mosaïque à Spilimbergo. Je suis allé carrément au milieu de la Fella, toute proche, où j&#8217;ai redressé <a  href="http://club.egiorgio.com/wp-content/uploads/2015/12/pierres-2.jpg" class="thickbox no_icon">un grosse souche de bois flotté</a> pour y planter le taillant, la petite enclume. Entouré de matière première, dans l&#8217;immense lit du torrent,  je n&#8217;avais que l’embarras du choix. Au bout de quelques minutes, je me suis quand même rendu compte, que malgré le matériel, les cailloux ne se laissent pas si facilement casser que ça. J&#8217;avais beau chercher les veines de la pierre, la tourner et la retourner, changer l&#8217;angle d&#8217;attaque et changer de pierre&#8230; le résultat que je voulais obtenir &#8211; à savoir, un galet bien coupé en deux &#8211; ne s&#8217;est présenté qu&#8217;une seule fois. Et je ne parle pas d&#8217;essayer d&#8217;obtenir des tesselles&#8230; Peut-être que pas tous les types de galets ne se prêtent à la chose. Ou peut-être plutôt, que je dois encore m&#8217;entrainer, car j&#8217;avais de meilleurs résultats, en utilisant un autre galet pour casser les pierres, qu&#8217;en utilisant la marteline. J&#8217;ai envié l&#8217;homme de l&#8217;âge de pierre. Mon projet est de paver un sentier en mosaïque romaine sur mon terrain (le luuq). Pourtant, cela me paraissait assez simple au départ. Mais pour paraphraser Corneille&#8230;s&#8217;en tirer sans difficultés, c&#8217;est réussir sans éclat&#8230; enfin&#8230; si ! des éclats&#8230; de pierres, j&#8217;en ai malheureusement fait beaucoup&#8230;
</div>
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		<title>Bloqueur de pub</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 22:40:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, j’ai eu un problème d’accès à la messagerie sur un site d’anciens élèves des écoles. Contacté, l’administrateur du site m’a proposé ceci : « Enlevez votre bloqueur de publicité » Voici ce que je lui ai répondu : Merci… &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=1294">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
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<em>Aujourd’hui, j’ai eu un problème d’accès à la messagerie sur un site d’anciens élèves des écoles. Contacté, l’administrateur du site m’a proposé ceci : « Enlevez votre bloqueur de publicité » Voici ce que je lui ai répondu :</em></p>
<p>Merci… mais malheureusement, je préfère encore laisser mon bloqueur de publicité et en subir les quelques désagréments. Il faudra bien qu&#8217;un jour, un juge ou un politique, se donne le courage de faire interdire la &nbsp;&raquo; publicité d&#8217;office&nbsp;&raquo; sur le net pour &laquo;&nbsp;entrave à la liberté de circulation sur le net&nbsp;&raquo;. Infraction que je verrai bien étendue aux canaux de télévision, d&#8217;ailleurs&#8230;</p>
<p>Que des sites veuillent se financer avec de la pub&#8230; soit&#8230; mais qu&#8217;ils soient &laquo;&nbsp;traçables&nbsp;&raquo;, comme les OGM et que les moteurs de recherche puisse les évincer, à la demande, des listes de recherche&#8230;  Et puis d&#8217;ailleurs, à quand un navigateur de programme de télé, disponible sur le téléviseur lui-même, puisque maintenant il est animé par un vrai système d’exploitation ?</p>
<p>On semble trop oublier que la raison d&#8217;être d&#8217;Internet est l&#8217;échange d&#8217;information gratuite. L&#8217;information publiée sur le net est &laquo;&nbsp;payée&nbsp;&raquo; par l&#8217;accès à toute l&#8217;information déjà disponible. Du troc en quelque sorte.</p>
<p>Que l&#8217;on fasse payer le sensationnel, le buzz&#8230; soit&#8230; il y a un marché pour cela. Il y a des gens &#8211; et beaucoup ! &#8211; qui n&#8217;ont pas envie de se cultiver&#8230; libre à eux. Et à eux un Internet des frivolités&#8230; payant. Cela permettrait ainsi d’y prélever une taxe pour financer les canaux de culture. Pareil pour la télé. Le gouvernement devrait définir la charte des opérateurs comme suit : Chaque chaîne serait dédoublée, en un canal commercial payant et/ou avec publicité, dont une partie des recettes financerait un canal culturel gratuit. Mais, en plus, la télé et Internet ne sont-ils pas en voie de convergence ?</p>
<p>L’accès à la culture, les musées… etc…  devrait être gratuit&#8230; comme l&#8217;école&#8230; et pouvoir se retrouver entre anciens élèves d&#8217;école, devrait être aussi, par la même occasion, gratuit. Et ce n&#8217;est pas un vœu que je formule. Je sais que cela va arriver.</p>
<p><em>Bien sûr, ma diatribe est restée lettre morte, mais pour la petite histoire, le problème de messagerie ne venait pas du bloqueur de publicité, mais bien du site lui-même, puisque l’accès a été rétablit dans la journée&#8230;</em>
</div>
<p><! #frjustify></p>]]></content:encoded>
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		<title>Mon Dentiste 2</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Nov 2014 22:24:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Anecdote]]></category>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, à peine arrivé à Paris je suis dans le quartier de la Madeleine et je vais voir un nouveau dentiste que Gilles m’a chaudement recommandé. Je l’avais déjà contacté lors de mon précédent passage à Paris mais malheureusement cela &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=1422">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
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<p>Aujourd’hui, à peine arrivé à Paris je suis dans le quartier de la Madeleine et je vais voir un nouveau dentiste que Gilles m’a chaudement recommandé. Je l’avais déjà contacté lors de mon précédent passage à Paris mais malheureusement cela correspondait à ses congés. Confronté à quelques déboires j’avais quand même été tout heureux d’en trouver un autre d’urgence, rue du Louvre. Ou plutôt, une autre car c’était une colombienne dont j’avais été très content. Mais, alors, j’étais quand même venu faire un tour ici pour reconnaître l’endroit, car de cette rue, Alberto m’en avait parlé, il y a très longtemps. Il avait son travail, sa banque tout près d’ici, place de la Madeleine et dans un bar de cette rue il avait ses habitudes avec ses collègues. Je me souviens juste que dans sa conversation il parlait de la responsabilité du patron du bar qui servait, sans état d’âme, des pastis en rafale à des clients qui entraient, visiblement déjà bien éméchés, jusqu’à ce que, un jour&#8230; ces clients ne reviennent plus du tout.</p>
<p>Mais ce bar je ne l’ai jamais connu et aujourd’hui, sous le pluie, rendez-vous pris depuis l’Italie, chez mon dentiste j’y vais à coup sûr, par la ligne de métro 14, la seule automatique de Paris et que je ne prends pas souvent. J’arrive juste avec ce qu’il faut d’avance. Bien sûr, je me suis brossé les dents ce matin en me levant, mais j’ai oublié de le faire après mangé. Alors, sourire forcé, je me jette un dernier coup d’œil dans le miroir de l’ascenseur. Pour ceux encore qui se poseraient la question de savoir à quoi ils peuvent bien servir, qu’ils sachent qu’il y a toujours un miroir dans un ascenseur.</p>
<p>Une dame d’un certain age m’ouvre la porte et me dirige de la main, sans plus de formalités, vers la salle d’attente. J’y suis seul. Je me débarrasse de mon manteau et après avoir fait, du regard, le tour de la pièce, cossue et de bonne taille, je lorgne sur la rue mouillée depuis mes fenêtres en hauteur. Je me surprend à chercher des raisons… à penser que peut-être, d’une assistante jeune, la femme du dentiste n’en a pas voulu.</p>
<p>Mais je n’ai pas le temps de pousser plus loin les élucubrations car la porte s’ouvre sur un homme en blouse blanche du même âge que son assistante et qui m’invite d’un ton amical « à faire connaissance ». Sa tête me fait penser à un humoriste célèbre. J’attrape en vitesse mes affaires et je le suis pour m’asseoir sur la chaise qu’il me désigne face à son bureau. Il n’a pas fait mine de vouloir me serrer la main, mais cela ne m’a pas déplu, bien au contraire, car j’ai mis cela tout de suite sur le plan de l’hygiène.</p>
<p>Une fois placés, il a un très cordial « Qu’attendez-vous de moi ? » Devant lui il a une fiche cartonné, comme au bon vieux temps, sur laquelle on a déjà écrit mon nom et mon numéro de portable français. Entamant mon introduction, je lui explique que je suis à la recherche d’un dentiste sur Paris, étant auparavant en banlieue Sud où je suis encore domicilié. Je lui répète que c’est Gilles, une relation qui est un de ses patients, qui me l’a proposé.</p>
<p>Malgré la présence d’un pc portable slim shape il se met en devoir de remplir la fiche à la main. Il me demande si je n’ai pas quelque chose de récent à mettre dans le dossier. J’ai prévu cela et je sors de mon sac une panoramique d’il y a 6 mois.  Il fait la moue en regardant le travail à faire que je suis en train de lui évoquer. « Un bridge d’un coté et une couronne de l’autre. » « et qu’en est-il d’une ancienne lésion apicale ? » Mais cette fois –ci j’ajoute tout de suite que je suis à la CMU, la sécurité sociale minimum. Tout en restant très cordial il me dit d’emblée qu’il n’est pas « équipé » pour cela. Il va d’ailleurs répéter cette formule plusieurs fois durant l’entretien. Comprendre : … il n’a pas envie de le faire. Il veut bien m’aider à trouver un dentiste susceptible de faire le travail et à cet effet il me demande d’ailleurs d’écrire moi-même mon adresse mail sur sa fiche.</p>
<p>Comme il essaye d’en savoir plus sur mes motivations je lui raconte un peu. Je n’ai pas choisi d’être à la CMU. Je suis à cheval sur deux pays : La France et l’Italie. Car en Italie je m’occupe de ma mère. Il rebondi et me demande d’où je suis en Italie et prétend connaître très bien le Frioul… en photo. Il me parle d’industrie du bois, de meubles dans le Sud de la région. C’est vrai, mais j’ai envie de surenchérir en parlant plutôt de mes recherches de meubles dans les montagnes au Nord, où les entreprises, au milieu de forêts immenses, importent du bois de Finlande. Mais je ne voudrais pas lui prendre trop de temps en m’éloignant du sujet de ma venue.</p>
<p>Il m’invite à retourner voir le dentiste qui m’a fait la dernière intervention. J’avais bien trouvé, en urgence, cette colombienne rue du Louvre pour un plombage qui était tombé. Pour la petite histoire, trois problèmes sur trois dents différentes, trois fois de suite dans le mois. Mais étant une remplaçante elle ne voulait pas s’engager sur une couronne avec un remboursement CMU. Quant au dentiste, que m’avait conseillé Monika, et qui me suivait avant cela, dans un dispensaire du 13 ème.. Difficile… car il a pété les plombs. « Ce sont des choses qui arrivent » me dit-il. Pendant qu’il me parle je me souviens que pourtant, cela avait bien commencé. Le dentiste de Monika m’avait fait, sans broncher un curetage, d’une vieille racine pour quelque chose comme 12 € alors que le dentiste de Alberto que j’avais été consulter à Gif sur Yvette, m’en demandait pas moins de 1200 €. Que l’on juge de la marge ! J’oublie de lui parler de l’autre dentiste, dans le 18 ème, que m’avait, par la suite, conseillé Monika et qui m’avait fait la panoramique qu’il a dans les mains. Mais, lui non plus ne semblait pas vouloir donner suite à… la CMU.</p>
<p>Croyant toujours qu’il va me faire asseoir sur son fauteuil de dentiste, je continue mon argumentation. Je lui dit que je suis désolé de profiter de son savoir pour faire le point sur quoi faire, parce que au-delà des travaux en bouche je suis intéressé de savoir si les petits soucis digestifs que j’ai en ce moment peuvent y être liés ou non. Par exemple le fait qu’il me manque des dents fait que ma mastication n’est plus aussi efficace. La dent en vis-à-vis d’une dent manquante ne travaille pas et je perds, au total, 20% de rendement. J’essaye de placer, sans y parvenir, le fait que je pense que le nombre d’actionnement de la mâchoire avant d’avaler doit être fixé depuis des années par la force de l’habitude et que si l’on ne fait pas attention à s’adapter, la mastication du bol alimentaire est incomplète, ce qui est un problème pour sa digestion. Il balaye tout suite la chose… il me reste assez de dents tout de même et il me donne les conseils suivants : « Faire de plus de petites bouchées et manger plus lentement » en utilisant le stratagème suivant : « Poser les couverts entre chaque bouchée » dit-il en mimant le geste. Quel délit d&#8217;initié!</p>
<p>Mais il ajoute qu’il va essayer de faire quelque chose pour moi. Il va voir s’il peut me trouver quelqu’un pour m’aider. « Et Gilles ? Il connaît plein de monde Gilles. Il va vous conseiller un autre dentiste… »  Ben voyons… Je lui demande depuis combien de temps il connaît Gilles. Il lève les yeux au ciel, comme pour dire : Depuis des temps immémoriaux. D’ailleurs, quand après tout cela, je serai sorti dans la rue, je l’appellerai mon Gilles. « Ton dentiste ? Il m’a gentiment éconduit. Il a été très cordial. Il a passé quelques minutes avec moi… entre deux clients » maintenant, si j’ose dire. « Mais il n’a rien fait. Je reste avec mes questions et je reste sans dentiste. » Et là, de façon inattendue, Gilles va me glisser que lui aussi envisage de changer de dentiste. Il va en prendre un jeune (!)</p>
<p>Mais pour l’instant je suis encore dans le cabinet. Le dentiste est en train de me parler de la nomenclature qui a changé. La colombienne m’en avait déjà touché un mot. Lui, il n’y comprend rien. En jetant un regard en coin à son ordinateur, il avoue que de toute façon il fait tout sur papier. Oui… « à l’ancienne »  j’ajoute. Il ne voit pas bien l’opportunité de s’y mettre juste au moment de partir bientôt à la retraite. </p>
<p>Est-ce qu’il ne va pas profiter de ma présence pour, au moins, me faire mon check up bi-annuel ? Et bien non, il me dit que la panoramique est récente et qu’elle lui a suffit.  Et bien ! Voilà qui est expédié ! L’entretien est clos et il m’attend déjà à la porte pour me raccompagner. Encore une fois, je rassemble à la hâte mes affaires et je le suis. Je le salue. Et alors qu’entre déjà la cliente suivante,  je l’entends m’asséner le coup final dans mon dos. « Bien sûr je ne vous fait rien payer… les conseils… c’était entre nous »</p>
</div>
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		<title>Epopée du langage</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Apr 2014 13:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Profitant de la faramineuse bande passante que j’ai ici à Paris par rapport à la Carnia, je me suis laissé aller aujourd’hui, comme je l’avais noté sur mon agenda depuis l’Italie, à regarder une de ces micro conférences (1) sur &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=1146">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<div align="justify">
<p>Profitant de la faramineuse bande passante que j’ai ici à <a href="wp-content/uploads/2014/04/ipadsl-24-04-2014-rue-louvre.jpg" title="ip louvre" class="thickbox">Paris</a> par rapport à la <a href="wp-content/uploads/2014/04/ipadsl-03-2014-via-garibaldi.jpg" title="ip carnia" class="thickbox">Carnia</a>, je me suis laissé aller aujourd’hui, comme je l’avais noté sur mon agenda depuis l’Italie, à regarder une de ces micro conférences (1) sur le Web. Le concept de ces passeurs de savoir est très simple. Moins de ¼ d’heure pour faire le tour d’un sujet particulier. J’ai choisi « les origines du langage ». </p>
<p>Homo Erectus a été le premier humain archaïque à quitter l’Afrique et la science pense qu’il devait être déjà doté d’un proto langage sans syntaxe, puis un autre de ses cousins a développé un langage syntaxé qui l’a accompagné dans la conquête du monde. Quel avantage en a donc tiré cette espèce pour au bout du compte supplanter toutes les autres, dont la dernière, qui a été l’homme de Neandertal et qui a disparu il y a 50 000 ans ? En écartant nombre d’hypothèses, la science s’accorde aujourd’hui à reconnaître que le langage, qui s’est structuré essentiellement autour de trois caractéristiques, la récursivité, la temporalité et la modalité, avait pour but de servir, en définitive essentiellement… à une chose. A’ raconter des histoires… Ce que nous appellerions, nous, des épopées et c’est bien cela, ce pouvoir fédérateur qui a engendré les civilisations et qui a été l’avantage crucial que l’espèce dotée de ce langage a eu sur les autres… </p>
<p>Et bien… je suis content d’apprendre que c’est très exactement ce que je suis en train de faire lorsque j’écris mes articles sur mes sites Web ! <img src='https://club.egiorgio.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>(1)<br />
<a  href="http://www.les-ernest.fr/" title="les ernest" target="_blank">Les Ernest</a><br />
ou<br />
<a  href="http://www.treizeminutes.fr" title="13 mns" target="_blank">13 Minutes</a></p>
</div>
]]></content:encoded>
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		<title>Planche Dinosaures</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 21:49:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[English]]></category>
		<category><![CDATA[Italiano]]></category>
		<category><![CDATA[Randonnée]]></category>
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		<description><![CDATA[A peine est-il arrivé à la Carnia, depuis Montréal via Paris, que j’emmène Karl faire un tour en vélo dans les alentours. Il voudrait retourner voir la &#171;&#160;grotte aux fossiles&#160;&#187; qu&#8217;il fréquentait quand il venait en vacances ici. L&#8217;endroit s&#8217;appelle &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=644">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p align="justify"><a  href="http://club.egiorgio.com/wp-content/uploads/2013/07/Carnia-Karl-Grotta-Riu-Favarinis.jpg" class="thickbox no_icon" title="Carnia Karl Grotta Riu Favarinis"><img src="http://club.egiorgio.com/wp-content/uploads/2013/07/Carnia-Karl-Grotta-Riu-Favarinis-300x49.jpg" alt="Carnia Karl Grotta Riu Favarinis" title="Carnia Karl Grotta Riu Favarinis" width="300" height="49" class="alignleft size-medium wp-image-623" /></a> A peine est-il arrivé à la Carnia, depuis Montréal via Paris, que j’emmène Karl faire un tour en vélo dans les alentours. Il voudrait retourner voir la &laquo;&nbsp;grotte aux fossiles&nbsp;&raquo; qu&#8217;il fréquentait quand il venait en vacances ici. L&#8217;endroit s&#8217;appelle en fait Riu Favarinis et effectivement comme toute la région ici, il est plein de fossiles. Le Friûl est situé sur un bord de plaque tectonique qui est train de se froisser en générant les Alpes. Le tremblement de terre de 1976 en est une conséquence. Ici aux temps géologiques s&#8217;étendait une mer et les sédiments déposés alors, se retrouvent de nos jours même en haut des montagnes. Je grave l&#8217;instant d&#8217;une photo elfique.</p>
<p align="justify"><a  href="http://club.egiorgio.com/wp-content/uploads/2013/09/karl-planche-dinosaures.jpg" class="thickbox no_icon" title="karl planche dinosaures"><img src="http://club.egiorgio.com/wp-content/uploads/2013/09/karl-planche-dinosaures-300x56.jpg" alt="karl planche dinosaures" title="karl planche dinosaures" width="300" height="56" class="alignright size-medium wp-image-618" /></a> Depuis tout petit, Karl a toujours eu le coup de crayon pour reproduire fidèlement toutes les familles de dinosaures. Le sortant de son sac, qu&#8217;il emporte constamment avec lui, il me laisse un de ses superbes dessins qui, combiné à la grotte où nous sommes, me fait irrésistiblement penser à un anachronique art pariétal.</p>
<p></p>]]></content:encoded>
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		<title>Zia e le lumache</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jun 2012 19:16:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Anecdote]]></category>
		<category><![CDATA[Italiano]]></category>
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		<description><![CDATA[Lettera aperta a Zia Marta Cara Zia, Ho visto che eri in guerra contro le lumache che invadono il tuo orto per mangiare la tua insalatina. Allora ho voluto fare qualcosa. Sono andato su internet per fare il punto su &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=743">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<div align="justify"><! #itjustify><br />
Lettera aperta a Zia Marta</p>
<p>Cara Zia,</p>
<p>Ho visto che eri in guerra contro le lumache che invadono il tuo orto per mangiare la tua insalatina. Allora ho voluto fare qualcosa. Sono andato su internet per fare il punto su i metodi per allontanare le lumache. Ho imparato molto cose e adesso te li propongo in <a  href="http://club.egiorgio.com/?p=745">questa pagina</a> che ho redatto&#8230;
</div>
<p><! #itjustify><br />
<br clear="all"></p>]]></content:encoded>
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		<title>Douze coups de midi</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 13:03:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Anecdote]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis chez ma mère ici à La Carnia, j’entends distinctement les cloches de l’église du village, qui scandent les heures et rythment la journée comme je suppose elle devait l’être au siècle dernier. Les paysans n’avaient pas de montre et &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=244">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<p align="justify"> Depuis chez ma mère ici à La Carnia, j’entends distinctement les cloches de l’église du village, qui scandent les heures et rythment la journée comme je suppose elle devait l’être au siècle dernier. Les paysans  n’avaient pas de montre et dans les champs, de l’autre coté de la voie ferrée, on entend bien les cloches de l’église. Classiquement, un nombre de tintements égal à la valeur de l’heure, plus un tintement unique pour la demi heure. Il n’était point besoin alors, d’une précision qui aille au-delà. De plus, il devait être simple, en cas de doute, de demander autour de soi si quelqu’un avait entendu les cloches et donc de savoir quelle heure il était… à une demi heure près. Seulement voilà… il y a un moment dans la journée où la chose devient hasardeuse. Je m’étais déjà fait cette réflexion lorsque j’étais adolescent. Après les douze coups de midi vient la demi, puis une heure puis à nouveau la demi. Ce qui veut dire que, entre midi et deux heures, trois évènements dans la mesure du temps sont scandés par un code unique.. un seul tintement. Comment savoir, alors, qu’elle heure il est, précisément ? Mais, ceci dit, la chose n’a pas du inquiéter outre mesure les générations passées, car à cette heure là… on ne travaille pas… on mange.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Mon Dentiste</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 22:08:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Anecdote]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui mardi 9 février 2010, j’ai pris rendez-vous avec mon dentiste. Mon dentiste, en fait, était une femme. Je dis « était » parce que je viens d’apprendre la semaine dernière qu’elle est en arrêt maladie et que, au cabinet, &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=1420">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<div align="justify">
<p>Aujourd’hui mardi 9 février 2010, j’ai pris rendez-vous avec mon dentiste. Mon dentiste, en fait, était une femme. Je dis « était » parce que je viens d’apprendre la semaine dernière qu’elle est en arrêt maladie et que, au cabinet, elle ne reviendra plus. Je suis aussi étonné d’apprendre qu’il y a, dans ce même centre médical, une autre dentiste, dont, durant toutes ces années j’ai ignoré l’existence et c’est donc avec elle que j’ai pris rendez-vous aujourd’hui. A l’accueil, la secrétaire, me détrompe tout suite. J’avais mal compris la particule. Cette fois-ci, c’est un homme. Elle me désigne, tout de même, la même salle d’attente. </p>
<p>Assis là, des images me reviennent. Du figuier, que l’on voit là, dehors, je me souviens que chaque année au début de l’automne, alors qu’il est chargé de figues, je m’enquérais, auprès de ma dentiste, en guise de conversation, de savoir si quelqu’un les cueillait. Toujours, évidemment, elle me rassurait et toujours, ponctuellement, les mois suivants, je voyais les fruits pourris tombés à terre. J’ai été sensibilisé aux figuiers à cause de celui qui poussait devant la fenêtre de l’appartement que je squattais à Périgueux et dont une branche était assez proche pour se laisser attraper ses bons fruits mûrs. Toujours dans mes pensées pour ma dentiste, je me souviens qu’un jour je lui ai fait part d’une statistique que j’avais lu dans un journal. Peut-être même un journal de la salle d’attente. Il était dit que les vapeurs des alliages utilisés dans les amalgames dentaires étaient peut-être la cause d’une forte réduction de l’espérance de vie des dentistes et aussi d’un taux de suicides anormalement élevé dans leurs rangs, par rapport au reste de la population. Elle accueillait ces allégations avec de la distance. Dans les dernières séances elle avait eu un geste qui m’avait surpris. Après de longues discussions, au cours des séances, sur le coût de la vie et sur mon année sabbatique qui s’éternisait et devant le peu d’entrain que je manifestais, à me faire poser une couronne chère, elle me proposa, tout de go, une couronne céramique au prix du métal. En échange elle m’avait dit que je pourrais l’aider, un jour, si elle avait des problèmes avec son ordinateur. Du troc, cela m’avait bien plus. De plus, j’avoue que j’avais eu la faiblesse de croire que mon charme y était peut-être pour quelque chose, mais la réalité était peut-être à rechercher simplement dans la faiblesse de son chiffre d’affaire du mois.</p>
<p>Tout à coup, la porte de la salle d’attente s’ouvre. Visage rose, le cheveu rare et gris, de petites lunettes rondes sur le nez, mon dentiste est là. Je me lève pour lui serrer la main qu’il me tend.<br />
-	« Bonjour, avez-vous votre carte vitale ? »<br />
Je note qu’il a quand même commencé par me dire bonjour. En deux pas, je suis à son cabinet, je pose mon manteau et je lui tend ma carte verte de sécurité sociale. Il s’installe à son bureau et se met à pianoter sur son ordinateur.<br />
Quel chemin parcouru depuis les années 90 où les professions libérales que je fréquentais riaient aux éclats lorsque je leur parlais d’échanger leur fiches cartonnées pour un clavier, alors que moi-même, simple particulier, j’avais déjà, à l’époque, un ordinateur chez moi. Tous me soutenaient, même avec derrière eux, un bagage de dix années d’études universitaires que je vivais sur une autre planète et en me regardant d’un air moqueur, me laissaient entendre qu’un ordinateur ne ferait que les ralentir dans leur travail.<br />
En entrant, j’avais noté du coin de l’œil que son ordinateur était un ultraportable, netbook Samsung N140.<br />
- « Non, c’est NC10, un des premiers » Corrige-t-il, très fier.<br />
Bon, mais après tout, c’est la même coque. Avec ma carte, il retrouve quelques informations me concernant, comme les dates et les actes de sa collègue, mon ex. Comme je sais, depuis peu, que sur une carte vitale il n’y a rien d’autre de mémorisé, que le nom et le numéro de sécurité sociale, je suppose que ces informations, il les a récupérées ailleurs, sur le réseau.<br />
- « Oui, c’est moi qui m’occupais un peu d’elle… de son informatique » précise-t-il.<br />
Suis, le sempiternel rapide échange sur le pourquoi de savoir si les données médicales doivent êtres accessibles sur Internet avec les sécurités idoines, cela va sans dire. Une base de données accessible à tous les praticiens en quelque sorte, même à un urgentiste sur le bord de la route, et où chaque particulier pourrait consulter son propre dossier médical, évidemment. Il a l’air d’accord. Il se lève, et en se lavant les mains me dit :<br />
- « Installez-vous ».<br />
Je m’assois sur le siège de dentiste, qui de nos jours, ressemble plus à un baquet de module spatial qu’à un siège de coiffeur, comme dans le temps.</p>
<p>Assis ou plutôt à demi allongé, le regard aveuglé par la puissante lampe, j’entame les raisons de ma venue. Je suis là pour une inspection régulière et puis pour une sensation de froid près de la couronne en céramique posées ces derniers mois. Je crains une carie.<br />
Il inspecte tout,  consciencieusement et ne trouve rien d’anormal que des collets sensibles. Il trouve ailleurs, sur une incisive, un petit défaut, qu’il se met en devoir de soigner. Sa pratique est plus brusque que sa collègue qui, elle, avait tendance à s’allonger sur moi, de tout son poids, sa poitrine contre la mienne. C’était peut-être une technique, qu’elle avait élaboré, pour apaiser chez le patient, les appréhensions de la roulette. Lui, j’ai plutôt l’impression qu’il stocke ses outils dans le creux de ma joue pour pouvoir les avoirs plus rapidement sous la main. Je me fait l’effet d’être un gobelet à crayons. </p>
<p>Pendant que la résine blanche est en train de sécher, mon dentiste ajoute qu’il y aurait quand même beaucoup de travail car il a des dents reconstituées et que sans couronnes il y a un risque de cassure. Je lui confirme que j’en ai conscience, mais que les couronnes sont malheureusement trop chères. Je suis a deux doigts de la parler de ma situation, sans travail, mais je ne le fais pas. Je lui parle plutôt de ma dent du fond, manquante. Comme l’avait déjà fait ma dentiste, il me propose un bridge.<br />
- « Si bien entendu cela est techniquement possible » ajout-t-il, mais je précise que :<br />
- « J’ai des devis d’autres dentistes »<br />
- « Avoir des devis ne suffit pas, il faut faire des radios »<br />
Je suis étonné du peu de cas qu’il fait de ses collègues, et j’ajoute.<br />
- « Je suppose que s’ils m’ont fait des devis, c’est qu’ils m’ont fait des radios avant »<br />
A-t-il accès aux radios que m’a fait sa collègue ? Non, les radios sont personnelles et sont rendues aux patients. Soit ! Mais les radios sont souvent numérisées maintenant et il serait facile à un centre de radio de transmettre un cliché comme un fichier via internet. Sans compter que de plus en plus de cabinet digitalisent eux mêmes leurs clichés, visible directement sur un écran d’ordinateur. En disant cela je pense, entre autre, à ce charmant couple de deux femmes dentistes à Périgueux. Non, non, les clichés sont sur des films et il m’ouvre un tiroir qui est plein de panoramiques dentaires, ce qui montre bien qu’il ne les a pas toutes rendues aux patients.<br />
Je m’assoies sur un simple petit tabouret blanc près de son bureau que je pense être destiné à cela et je prépare ma carte bleue à la main.<br />
- « Je ne prends pas la carte bleue »<br />
Ce que j’avais vu sur la table était donc juste un lecteur de carte vitale. Je lève le sourcil en cherchant des solutions, mais sans attendre, il embraye aussitôt avec un poncif.<br />
- « Lorsque vous  achetez du pain chez le boulanger, vous ne payez pas avec une carte bleue »<br />
Je lui fais répéter parce que, sur le coup, j’ai peur de ne pas avoir bien compris. Il répète et il continue :<br />
- « Tous mes collègues médecins ici dans le centre médical n’accepte que du liquide ou des chèques ».<br />
Des chèques ? Mais c’est  pas trop dans l’air du temps écologique, tout ça. Je rétorque simplement :<br />
- « Je ne fais pas de chèques, j’achète du pain avec de la monnaie, mais je paye en carte bleue toutes les sommes importantes ». Et je n’ai pas le temps de lui rappeler l’existence du porte monnaie électronique.<br />
- « Vous faites comme vous voulez »<br />
D’un air de me dire qu’il n’a certainement pas l’intention de changer quoi que ce soit dans sa façon d’être. J’ai comme une impression de déjà vu. Mais je poursuis dans la recherche d’une solution car j’ai peur de ne pas avoir assez de liquide sur moi. Je lui dis que je ne vois donc pas d’autre solution que d’aller jusqu’au distributeur de billet et de revenir. Je m’aperçois qu’il ne m’a même pas dit combien je lui dois.<br />
- « 29 euros ».<br />
- « Bon, pour ne pas vous déranger, donnez-moi 1 euro, et je reviens tout de suite apporter un chiffre rond à votre secrétaire »<br />
- « Ha, non, non… voyez avec ma secrétaire, elle a l’habitude » et il ajoute, « et il faudra que vous lui laissiez votre carte vitale pour je puisse établir votre remboursement »<br />
Je réalise alors que je dois donc revenir une troisième fois, pour récupérer ma carte. Mais cela ne l’atteint pas le moins du monde et il enfonce le clou.<br />
- « C’est pourtant clair » Me dit-il, sans rire. « Ou bien voulez-vous que je vous fasse une feuille de soin classique »<br />
Je ne relève pas. Je ne suis pourtant pas devant un guichet de sécurité sociale face à une personne qui aurait des motivations, souvent salariales, de ne pas comprendre au quart de tour, l’aberration de ce qu’il me propose. Les professions libérales sont habituées aux mauvais payeurs, mais n’a-t-il pas vu, dans mon dossier, que je fréquente depuis longtemps son collègue médecin, dans ce même centre et que dans un cas pareil il m’avait déjà fait confiance et ne sait-il pas que sa collègue dentiste, elle, avait bien un lecteur de carte bleue ?</p>
<p>Je sors sous les flacons de neige. Oui, il aura finalement beaucoup neigé cette année. Et ce n’est que devant le distributeur de billet que je m’aperçois que, tout à mon attention apportée à cet univers de Courteline, je n’avais pas réellement prêté attention au montant de la consultation, qui m’avait été réclamé et qui était beaucoup moins élevé que je ne l’imaginais. Car, dans mon portefeuille… les 30 euros… je les vois et je les ai… pile. Mais, si je m’en étais aperçu plus tôt, il n’y aurait pas eu d’histoire. Car enfin, m’a-t-on pris pour un mauvais payeur ou un magouilleur ? Quelle est la pierre d’achoppement ? Si j’ai été jugé, c’est sans procès équitable, sur une présomption qui m’échappe et pour peu, mis aux arrêts. Aux arrêts ? Mais, j’y pense. Ma dentiste… est-ce vraiment de maladie qu’elle est… en arrêt ?</p>
</div>
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		<title>Casse Noisettes</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 21:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>giorgio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Anecdote]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, dimanche 11 octobre 2009, je suis au Parc de Sceaux pour faire mon footing, autour du canal, mais vu mon excès de poids, je l’ai entamé comme un running, et il s’est plutôt vite transformé en… walking. Tandis qu’il &#8230; <a href="https://club.egiorgio.com/?p=1427">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<div align="justify"><! #frjustify></p>
<p>Aujourd’hui, dimanche 11 octobre 2009, je suis au Parc de Sceaux pour faire mon footing, autour du canal, mais vu mon excès de poids, je l’ai entamé comme un running, et il s’est plutôt vite transformé en… walking. Tandis qu’il commence à tomber une pluie fine je décide de me mettre à l’abri sous un arbre. La pluie cesse mais je reste assis sur mon banc. </p>
<p>Un peu plus loin, il y a là un corbeau aux prises avec ce qui me semble être une grosse noisette. Du bec, il la retourne, la picore, mais visiblement la coque résiste. Il l’a prend alors dans son bec et je pense alors naïvement qu’il va l’avaler, mais en fait il écarte ses larges ailes et prend son envol pour décrire une large boucle à travers le sommet du feuillage des hauts arbres que bordent le canal. Et là, tout à coup, il va faire quelque chose dont j’avais déjà entendu parler, mais que je n’avais jamais vu de mes propre yeux. Il lâche, en l’air, la noisette qui tombe sur le sol en ciment de l’allée parsemée de feuilles mortes, en faisant un bruit sec. Il atterrit ensuite et s’en approche en sautillant pour en voir le résultat. Je suis admiratif. Voici donc ce que l’on peut appeler un comportement intelligent. Le corbeau tente de briser la coque de la noisette en utilisant un outil. Cet outil, c’est l’attraction universelle. Le corbeau et ses ancêtres avant lui, ont compris, comme l’a fait Newton, qu’une noisette lâchée en l’air, tombe par terre et que, en tombant elle peut se casser et libérer ce qu’elle contient de bon. Mais la noisette ne s’est pas cassée. Solidement calée avec une patte, le corbeau lui assène quelques violents coups de bec à la manière d’un pivert mais fini par y renoncer. Et reprenant la noisette dans son bec, il repart  pour un autre tour en hauteur.</p>
<p>Je le regarde faire et refaire son manège  trois, cinq… dix fois. Je me pose même la question de savoir si l’énergie déployée pour tous ces décollages pourra être compensée par les nutriments qu’il trouvera à l’intérieur du fruit sec. La technique est toujours la même. Il prend de la hauteur, mais pas à la verticale, ce serait trop simple ou trop pénible. Il parcoure une boucle en pente douce ascendante, parfois fait une halte sur une haute branche, puis il se met en piquée avant de lâcher la noisette, sans doute pour ne pas la perdre de vue. Je pense qu’il choisit délibérément cette partie cimentée de l’allée, mais il lui arrive de manquer sa cible qui est pourtant assez large et la noisette rebondi mollement sur les pelouses en bordure. Dans ce cas là, il ne voit pas tout de suite que c’est un coup pour rien et il travaille consciencieusement, le fruit sec, dans l’herbe, avant de se rendre compte qu’il lui faut se résoudre à faire un nouvel essai en vol. Le plus drôle c’est que je vois des passants qui continuent d’arpenter l’allée au risque de se prendre une noisette sur la tête. Mais, en fait,  le risque est le même que si elle tombait de l’arbre. Ce n’est pas une noix de coco tout de même. </p>
<p>Tout à coup alors que la noisette tombe pour la énième fois, une idée germe dans mon esprit. Est-ce que le corbeau pourrait comprendre que je vais chercher à l’aider ? Trop tard pour cette fois, il l’a déjà reprise dans son bec et il est déjà reparti. J’attend donc le tour suivant, et voilà que le fruit roule vers moi. L’occasion est trop belle, je bondis. Le corbeau, bien entendu n’insiste pas, fait demi tour et disparaît même à ma vue. En deux pas je suis sur la noisette qui, même avec un coup de talon qui doit dépasser très largement le quintal par centimètre carré, ne cède pas. Il me faut m’y reprendre à trois fois pour la briser et je reviens dans le même élan m’asseoir à ma place sur le banc. </p>
<p>Je me demande après combien de tentatives, le corbeau aurait renoncé car il est clair maintenant qu’il n’aurait jamais pu parvenir à ses fins sans mon intervention car la coque m’a paru particulièrement dure sous la semelle. Maintenant où est-il ? A-t-il pris peur, ou bien m’observe-t-il depuis une branche haute? Pendant une longue minute j’ai eu la crainte que l’expérience s’arrête là et me laisse penaud, seul avec les débris de mon fruit sec. Mais finalement le voilà qui revient. Il se pose à un mètre de la noisette éclatée en deux et il me regarde. </p>
<p>Un deuxième corbeau arrive et à deux ils s’enhardissent, s’approchent et se saisissent chacun d’une moitié de la noisette qu’ils vont littéralement déguster, chacun de leur coté de la scène du pilon. Avec l’arrivée de ce deuxième corbeau je réalise que je n’aurais jamais pensé à me demander si c’était bien le même corbeau qui revenait ou un autre qui passait par là et profitait de l’aubaine. Maintenant, dans les deux corbeaux, je veux bien croire qu’il y ait au moins le mien. Comme je suis incapable de faire la différence entre eux, je considère que c’est le mien qui une fois sa demi coque terminée, revient picorer les miettes du coup de talon. Ce doit être bon. Il me regarde, mais a-t-il compris que je l’ai aidé ou pense-t-il plutôt que je suis un idiot d’avoir brisé la noisette sans la manger, comme quelqu’un qui ne connaîtrait pas la vraie valeur des choses. </p>
<p>L’intérêt du corbeau pour la situation étant revenu au plus bas il s’éloigne. Pendant quelques minutes je scrute les alentours pour voir s’il ne va revenir me jeter un autre fruit sec à mes pieds pour utiliser le gigantesque casse noisette qu’il a trouvé dans le parc. Non, cela ne se produira pas. Il va peut être falloir attendre d’autres générations pour voir des corbeaux jeter des noisettes sous le pas des passants. Ou bien peut-être n’a-t-il tout simplement plus faim … et que cela sous entende qu’il faudrait que j’arrête de m&#8217;entêter avec ma réflexion anthropomorphique…</p>
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