Il Barelin

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il barelin
Aujourd’hui 6 mars 2016 c’est une journée à marquer d’une pierre blanche, parce que j’ai ramené quelque chose qui me manquait vraiment pour être un vrai frioulan. Et cette chose c’est une carriole, un barelin en frioulan. Une caisse en bois et deux roues de bicyclette ; Voilà le barelin. Avec ça on peut transporter de tout, juste à la force des bras. Moi, depuis que je suis tout petit, j’ai toujours vu cet engin faire partie du paysage ici au Frioul. Chargé de foin ou de sable, poussé à la main ou même tiré en bicyclette, c’était au quotidien.

Mais en plus, celui-ci n’est pas n’importe quel barelin. Je l’ai acheté à la veuve de Pieri, le cousin germain de mon père. L’occasion s’est présentée juste avant mon départ à Paris il y a presque deux mois. Elle débarrassait son sous-sol et j’ai eu la chance qu’on me souffle le tuyau. Je l’ai bien entendu payé tout de suite, mais laissé sur place car, sur le moment, je ne savais pas où le mettre. A Paris, j’y ai réfléchi et j’ai trouvé que sous les escaliers de l’entrée était l’endroit idéal, au moins en attendant. Il est ainsi protégé de la pluie, mais il est dehors. Pour cela j’avais préparé de quoi l’attacher, comme on le ferait d’un vélo, pour éviter une main baladeuse. Je suis content du résultat. Je dois juste ajouter un système pratique, que j’ai déjà en tête, pour lui soulever les roues du sol en cas d’immobilisation prolongée.

Ce barelin va bien me servir, mais c’est une relique. Il a été fait, bien avant ma naissance, par mon oncle Tin, le frère de mon père, dont on dit qu’il serait même l’inventeur de système utilisant de simples roues de vélo à la place des anciennes roues en bois. Mon oncle Tin était réparateur de vélo. Je suis maintenant très fier de posséder l’engin. Bien sûr il y en a plus d’un encore en circulation, mais en quatre ans que je suis là très souvent dans l’année, même en en ayant repérés quelques-uns, je n’avais jamais réussi à faire affaire.

Qu’est ce que je vais faire avec ? Déjà, transporter sur le luuq, mon terrain, les huisseries de récupération qui traînent devant la maison, mais ensuite, tout ce qui est transportable et trop lourd pour être porté à la main, comme mon projet de récupérer des galets dans le lit du torrent de la Fella pour faire des sols empierrés, que l’on appelle qugulaat en frioulan et que l’on trouvait dans toutes les cours de toutes les maisons autrefois avant le tremblement de terre et que moi je veux essayer de transformer en mosaïques romaines sur le luuq justement, pour faire des allées pour passer à pied les jours de pluie. Voilà, le barelin c’est le couteau suisse du frioulan.

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il barelin
Vuee e ie une zornade di senjaa qun t’un clap blanq, qome si diiš in frančees, parče qe i ai puartaat dongje une roobe qe mi mancjave propit par iesi un veer furlan. E qešte roobe al e un barelin. Une šcjatule di len qun doos ariodis di biciclete; Qešt al e il barelin. Qun qešt si pueš puartaa di dut, dome qun la fuarče dai bras. Io’, di quanqe i soi dut pičul, i ai simpri vioduut qešt argacj qal faževe part dal peizažio quli’ in Friûl. Cjariaat di fen o di savalon, žburtaat a man o ancje tiraat in biciclete, si lu viodeve onji di.

Ma in plui, qešt nol e un barelin qualsiasi. Lu ai compraat a vedove di Pieri, il cužin di njo paari. Il qaaš si e prežentaat a pene prin de mee partense par Parigji, quaaži doi meeš fa’. E žgombrave la soo qantine e i ai vuut la fortune qe mi an šparžuut la vooš. Čert, lu ai paiaat subit, ma lu ai lašaat li’ parče qe, in qel moment, no savevi dula metilu. A Parigji, i ai pensaat soore e i ai cjataat qe sot la scjale de ientrade al ere il puešt iušt, al manqul par qumo’. Qusi’ al e a sotet, ma al e di fuur. Par qešt i vevi provedut par leaalu, qome si lu fažares qun t’une biciclete , par vizaaši di une man qe gire. I soi content di čemuut qe i e lade. I ai dome di ažiunži un sišteme pratiq, qe i ai beldža tal cjaaf, par alčaa lis ariodis dal taren se mai al vares di reštaa mase fer.

Qešt barelin al a di serviimi, ma al e un cimelio. Al e štaat fat, četant timp prime de mee našite, par njo barbe Tin, il fradi di njo paari, qe al seres, par fin, qel qal a vuut l’idee di meti ariodis di biciclete al puešt di qees di prime, qe erin di len. Njo barbe Tin al ere tes bicicletis. Qumo’ i ai četante braure di posiedi qešt argacj. Čert, an d’e plui di un in žiir, ma in quatri ains qe i soi quli’ cjetant špes tal an, ancje se ne i vevi individuat qualqi d’uns, no vevi mai riušit a puartani dongje un.

Če aio di faa qun lui? Dža, puartaa sul luuq, lis seramens di requpero qe štant devant la cjase. Ma doopo, dut če qe si pueš puartaa e qal e mase pezant par iesi puartaat a man. Qome il njo progjet di čirii claš te Fele par faa qugulaat, il qe si cjatave i dutis lis qors di dutis lis cjasis une voolte, prime dal teremot. Io’ i volares provaa di cambia il qugulaat in mosaiqos romans sul luuq a punt, par faa štretis par laa a piit i diš di ploe. Eqo, il barelin al e il qurtiš žvisar dai furlans.

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