Gjas


Letere vierte a Line

I vevi metuut fuur il naas pal barqon par viodi če qe vevin qei gjas qe no le finivin plui di njaulaa, e qun la code dal vooli i ai vioduut qe de bande de too štale e ere une surižute qul fasolet sul cjaaf…

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Sdrucciola


Lettera aperta a Lina

E’ la parola che mi è venuta in mente adesso. La trovo carina. E’ adatta a te. Sei una persona sdrucciola. Sfiori l’aria come il volo di un uccellino da un posto ad un altro senza mai soffermarti… Ma almeno gli uccellini, ogni tanto, si fanno vedere…

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Il Barelin


il barelin
Aujourd’hui 6 mars 2016 c’est une journée à marquer d’une pierre blanche, parce que j’ai ramené quelque chose qui me manquait vraiment pour être un vrai frioulan. Et cette chose c’est une carriole, un barelin en frioulan. Une caisse en bois et deux roues de bicyclette ; Voilà le barelin. Avec ça on peut transporter de tout, juste à la force des bras. Moi, depuis que je suis tout petit, j’ai toujours vu cet engin faire partie du paysage ici au Frioul. Chargé de foin ou de sable, poussé à la main ou même tiré en bicyclette, c’était au quotidien.

Mais en plus, celui-ci n’est pas n’importe quel barelin. Je l’ai acheté à la veuve de Pieri, le cousin germain de mon père. L’occasion s’est présentée juste avant mon départ à Paris il y a presque deux mois. Elle débarrassait son sous-sol et j’ai eu la chance qu’on me souffle le tuyau. Je l’ai bien entendu payé tout de suite, mais laissé sur place car, sur le moment, je ne savais pas où le mettre. A Paris, j’y ai réfléchi et j’ai trouvé que sous les escaliers de l’entrée était l’endroit idéal, au moins en attendant. Il est ainsi protégé de la pluie, mais il est dehors. Pour cela j’avais préparé de quoi l’attacher, comme on le ferait d’un vélo, pour éviter une main baladeuse. Je suis content du résultat. Je dois juste ajouter un système pratique, que j’ai déjà en tête, pour lui soulever les roues du sol en cas d’immobilisation prolongée.

Ce barelin va bien me servir, mais c’est une relique. Il a été fait, bien avant ma naissance, par mon oncle Tin, le frère de mon père, dont on dit qu’il serait même l’inventeur de système utilisant de simples roues de vélo à la place des anciennes roues en bois. Mon oncle Tin était réparateur de vélo. Je suis maintenant très fier de posséder l’engin. Bien sûr il y en a plus d’un encore en circulation, mais en quatre ans que je suis là très souvent dans l’année, même en en ayant repérés quelques-uns, je n’avais jamais réussi à faire affaire.

Qu’est ce que je vais faire avec ? Déjà, transporter sur le luuq, mon terrain, les huisseries de récupération qui traînent devant la maison, mais ensuite, tout ce qui est transportable et trop lourd pour être porté à la main, comme mon projet de récupérer des galets dans le lit du torrent de la Fella pour faire des sols empierrés, que l’on appelle qugulaat en frioulan et que l’on trouvait dans toutes les cours de toutes les maisons autrefois avant le tremblement de terre et que moi je veux essayer de transformer en mosaïques romaines sur le luuq justement, pour faire des allées pour passer à pied les jours de pluie. Voilà, le barelin c’est le couteau suisse du frioulan.

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Diarama Alice

Lettre ouverte à Alice

Aujourd’hui, juste avant mon départ pour La Carnia demain, je t’ai envoyé une lettre par la poste, depuis Paris, vers l’Allemagne. Une lettre en Pular, que j’ai voulu comme une carte de vœux pour 2016. Cela faisant longtemps que cette idée me trottait dans la tête. T’envoyer une lettre en Pular, pour que, passé le premier moment de surprise, tu demandes à ton ami de la traduire. J’espère seulement que le Pular Guinéen n’est pas trop différent du Pular Sénégalais…

Voici donc cette lettre

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Le jeu de l’ultimatum

Carnia : 4 janvier 2016. Je découvre à la télé entre deux émissions culturelles un programme court qui traite du jeu de l’ultimatum. Je ne connais pas. Je note sur un bout de papier, comme je le fais souvent ces dernières semaines puis, à la fin du programme, je vais faire un tour sur Internet, voir ce qu’ils en disent sur la théorie des jeux.

Voilà ce que je trouve sur « l’ultimatum game » : On prête, à un joueur A, une certaine somme d’argent (par exemple 10€) avec pour instruction d’en donner une partie à un joueur B qui connaît la somme de départ. Si le joueur B accepte l’offre, tous les 2 gardent leur part d’argent. Si le joueur B refuse l’offre, aucun des 2 ne gardera d’argent. On pourrait détailler toutes les offres possibles de 0 à 10€ par le joueur A et toutes les raisons qui pousseraient le joueur B à accepter ou refuser. Car au delà de la solution évidente de 5€ pour chacun, qui a le plus de chance d’être proposée et acceptée, toutes les autres, dans une moindre mesure certes, peuvent être proposées et … acceptées, mais aussi refusées, ce qui contredit d’ailleurs la théorie des jeux qui prédit la recherche de maximalisation des gains… Tout dépend des besoins immédiats en argent de A ou de B.

Mais si je vous parle de cette histoire ce soir, c’est que cela me rappelle une anecdote :

Nous sommes à vélo, à Antony, dans la Rue Aldophe Pajeaud, pratiquement devant l’école Paul Bert, vers l’Avenue Stalingrad, qui sera, par la suite, arbitrairement débaptisée en Avenue Jean Monnet. J’ai 9 ou 10 ans, peut-être moins, et devant moi il y a mon frère Gianfranco, 1 an et demi de moins que moi. Dans mon souvenir c’est un tout petit vélo, et donc le mien ne doit pas être beaucoup plus grand et donc on ne doit pas être très âgés. On est en plein milieu de la route, ce doit être l’été et il n’y a pratiquement pas de voitures. Tout d’un coup, dans les zigzags que mon frère fait là devant moi, tête en l’air, je vois quelque chose traîner sur l’asphalte chaud. Je m’arrête et je ramasse. C’est un portefeuille. Mon frère me rejoint et on regarde autour de nous. Personne. La typique journée de mois d’août des années où nos parents avaient décidé qu’on ne partirait pas en vacances. Vu là où il était, je comprend que le portefeuille n’a pu tomber que d’une voiture et que cela va être difficile de lui courir après. Ce portefeuille, je le vois encore, il est usé, et bien rondouillard. Pas une seule seconde, l’idée de prendre l’argent, n’a traversé mon esprit. Par contre tout de suite a germé l’idée, que le ramener à son propriétaire pouvait rapporter une récompense, et puis qu’au pire, on aurait fait une bonne action. A cet âge, un an de plus fait beaucoup de différence et c’est donc moi qui prend l’initiative. On va le fouiller ce portefeuille et chercher un papier d’identité avec une adresse postale… et on en trouve une, justement rue Aldophe Pajeaud. Demi tour et la rue est longue. Quand on arrive à l’adresse dite, on est quand même pas loin de la limite informelle de l’éloignement maximum, qu’on s’est tacitement et depuis toujours, autorisés depuis la maison au 2 Allée des Platanes. De plus, cela peut être risqué de sonner chez des inconnus, mais je ne me souviens d’aucune appréhension. Peut-être aussi, parce que nous avons lu que ce monsieur, car il s’agit bien d’un monsieur, est un policier. C’est une résidence et il faut trouver la porte et sur la boite aux lettres, l’étage, mais tout se passe facilement. Je sonne.

En plein milieu de l’après-midi, comme ça, il y est fort probable qu’il n’y ait personne, mais une dame fini par nous ouvrir la porte. Pas besoin de beaucoup de mots pour s’expliquer et voilà qu’elle nous abreuve de compliments et nous demande d’entrer. Peut-être qu’on a l’air un peu perlés de transpiration car elle nous propose à boire. Je ne me souviens pas si l’on accepte, car on nous a toujours appris à refuser, plus par sécurité que par politesse. Mais peut-être que oui, après tout. Elle parle beaucoup. Elle dit que son mari a l’habitude de poser son portefeuille sur le toit de la voiture lorsqu’il fait le plein d’essence. Bien, tout se passe comme j’avais prévu. De plus, au retour, on passera devant cette station service et on mesurera, à vu d’œil, sur quelle distance le portefeuille est resté en équilibre sur le toit de la voiture. Je suppose qu’elle ajoute que notre intervention va bien les soulager des tracas et des frais pour refaire tous les papiers. Et tout d’un coup, comme si elle avait oublié quelque chose, elle s’exclame en levant les bras au ciel, et s’éclipse. On se retrouve là debout, au garde à vous en culottes courtes à attendre pendant, ce qui nous semble être, de longues minutes. Elle revient enfin et nous tend à chacun un billet de 5 Francs. Une belle somme à l’époque, surtout pour des gamins. Bien sûr on commence par refuser, mais on sait bien, au fond de nous que c’est pour la forme et qu’on l’a bien mérité. Et nous revoilà dehors, plus riches qu’en entrant.

Et c’est là qu’intervient « l’utimatum game ». J’avais récupéré les 2 billets. Mon frère m’avait confié le sien de bonne grâce, peut-être parce que son short n’avait pas de poche. Par contre je me souviens très bien de mon état d’esprit à cet instant. On est sur le chemin du retour, pour mettre en lieu sûr, l’argent, chez nos parents. Cette fois-ci, c’est moi qui zigzague devant, en me retournant de temps en temps pour relater à mon frère où j’en suis de mon raisonnement.

Pour moi il n’avait rien fait. Il n’avait pas trouvé le portefeuille et ensuite il n’avait fait que me suivre. D’un autre coté, je ne peux pas ne rien lui donner non plus. Mais à combien peut se monter sa juste rétribution ? Lui, semble d’accord qu’il n’a pas droit à la moitié, soit ses 5 Francs. Mais cela va être compliqué d’expliquer à ma mère, que la dame nous a donné 2 billets de 5 Francs mais qu’il n’y a que 2 ou 3 Francs pour mon frère et le reste pour moi. Voilà, je suis le joueur A, je garde pour moi 7 Francs (et pourquoi 7 et pas 8 ?) et je donne au joueur B les 3 Francs qui reste. Est ce qu’il accepte ? Oui ! Il accepte ! Sur son vélo mon frère a accepté. Oui… mais c’était sans compter ma mère, qui, une fois que nous sommes arrivés chez elle, n’écoute pas mon argumentation. Dans son aveuglement égalitariste, qu’elle a toujours pratiqué, elle juge, en revenant à l’expression de la volonté de la dame, qu’il faut partager 5 Francs chacun. Mais égalité ne veut pas dire équité ! Moi, je le vis comme une injustice, mais bien sûr, je vais accepter l’état de fait.

Enfin, l’avantage par rapport à « l’ultimatum game », c’est que l’argent ne nous sera pas repris… enfin, si, un peu quand même… parce que nous n’aurons, comme d’habitude, pas le droit de le dépenser. Il ira augmenter la petite cagnotte d’argent de poche… argent bloqué jusqu’aux vacances d’été, et qui nous servira pour nous acheter des glaces quand nous partirons en Italie… l’année prochaine donc… et ce n’est même pas sûr. De plus au prix du cornet de glace à l’époque en Italie, il va sans dire que l’argent revenait presque entièrement dans la cagnotte au retour en France et qu’au fond… on n’en disposait pas vraiment… et pour le coup, le « jeu de l’ultimatum » est corroboré…

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La Marteline

Lettre Ouverte à Marie Christine de Paris

pierresAujourd’hui, profitant d’une journée de soleil, mais d’une température tout juste au dessus de zéro je suis allé étrenner ma marteline ce marteau en demi-lune dont j’ai fait l’acquisition il y a deux semaines en haut lieu de la mosaïque à Spilimbergo. Je suis allé carrément au milieu de la Fella, toute proche, où j’ai redressé un grosse souche de bois flotté pour y planter le taillant, la petite enclume. Entouré de matière première, dans l’immense lit du torrent, je n’avais que l’embarras du choix. Au bout de quelques minutes, je me suis quand même rendu compte, que malgré le matériel, les cailloux ne se laissent pas si facilement casser que ça. J’avais beau chercher les veines de la pierre, la tourner et la retourner, changer l’angle d’attaque et changer de pierre… le résultat que je voulais obtenir – à savoir, un galet bien coupé en deux – ne s’est présenté qu’une seule fois. Et je ne parle pas d’essayer d’obtenir des tesselles… Peut-être que pas tous les types de galets ne se prêtent à la chose. Ou peut-être plutôt, que je dois encore m’entrainer, car j’avais de meilleurs résultats, en utilisant un autre galet pour casser les pierres, qu’en utilisant la marteline. J’ai envié l’homme de l’âge de pierre. Mon projet est de paver un sentier en mosaïque romaine sur mon terrain (le luuq). Pourtant, cela me paraissait assez simple au départ. Mais pour paraphraser Corneille…s’en tirer sans difficultés, c’est réussir sans éclat… enfin… si ! des éclats… de pierres, j’en ai malheureusement fait beaucoup…

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Ta maman


Lettre ouverte à Suzel

Je viens d’apprendre une bien triste nouvelle. Monika vient de m’appeler il n’y a pas très longtemps. Elle m’a joint alors que j’étais dans la montagne au dessus de La Carnia. Je viens assez souvent dans l’année, escalader cette côte en vélo, pour ensuite me retrouver seul ici, à méditer dans le silence. Et le silence a été rompu par mon téléphone, là, au milieu de nulle part. Tout d’un coup j’ai été connecté à Paris, lieu de tragédie, mais dans la foulée, me voilà projeté dans la région de Amiens, chez toi, lieu d’une autre tragédie pour toi. Je ne fais plus attention au temps qui passe. Le coup de fil s’éternise. La nuit tombe. Il va falloir que je redescende, sans lumières, dans la vallée. Le téléphone sonne encore une fois, sur ma ligne italienne cette fois. C’est ma mère qui s’inquiète: « Madonna santa ! Tu es encore là haut? » Je me dépêche. Le froid est glacial.

A peine arrivé, c’est les doigts encore engourdis que j’allume mon ordinateur et commence à taper mon message. Dans ces circonstances les mots ont peu d’importance. Je sais bien que rien ne peut exprimer la douleur. Rien ne peut arrêter le flot des souvenirs. C’est pourquoi, je ne voudrais exprimer que juste ma présence. Partager un souvenir. Je n’ai pas connu ta maman, bien que, et tu le sais, j’aurais été enchanté de la rencontrer. Mais j’ai été fier, oui, fier est le mot, de mener à bien cette mission, l’année dernière, sur les marches du campanile de la place Saint Marc à Venise et puis ensuite, vraiment satisfait de savoir que ta maman avait apprécié de voir la photo que j’avais fait de toi… de vous deux, en fait. Que de choses passées depuis que cette enfant de 10 ans avait posé pour la postérité dans cette cité des Doges. Toute une vie. Moi, je ne peux que les deviner. Mais toi, Suzel, l’histoire tu la connais et ces souvenirs t’appartiennent. Toi seule connais leur importance. Et si tu veux en partager avec moi, je serai bien sûr ravi d’être à ton écoute, quand tu le désireras…

Je t’embrasse et dès que j’aurais planifié mon voyage en France, je viendrais te voir…

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Bloqueur de pub


Aujourd’hui, j’ai eu un problème d’accès à la messagerie sur un site d’anciens élèves des écoles. Contacté, l’administrateur du site m’a proposé ceci : « Enlevez votre bloqueur de publicité » Voici ce que je lui ai répondu :

Merci… mais malheureusement, je préfère encore laisser mon bloqueur de publicité et en subir les quelques désagréments. Il faudra bien qu’un jour, un juge ou un politique, se donne le courage de faire interdire la  » publicité d’office » sur le net pour « entrave à la liberté de circulation sur le net ». Infraction que je verrai bien étendue aux canaux de télévision, d’ailleurs…

Que des sites veuillent se financer avec de la pub… soit… mais qu’ils soient « traçables », comme les OGM et que les moteurs de recherche puisse les évincer, à la demande, des listes de recherche… Et puis d’ailleurs, à quand un navigateur de programme de télé, disponible sur le téléviseur lui-même, puisque maintenant il est animé par un vrai système d’exploitation ?

On semble trop oublier que la raison d’être d’Internet est l’échange d’information gratuite. L’information publiée sur le net est « payée » par l’accès à toute l’information déjà disponible. Du troc en quelque sorte.

Que l’on fasse payer le sensationnel, le buzz… soit… il y a un marché pour cela. Il y a des gens – et beaucoup ! – qui n’ont pas envie de se cultiver… libre à eux. Et à eux un Internet des frivolités… payant. Cela permettrait ainsi d’y prélever une taxe pour financer les canaux de culture. Pareil pour la télé. Le gouvernement devrait définir la charte des opérateurs comme suit : Chaque chaîne serait dédoublée, en un canal commercial payant et/ou avec publicité, dont une partie des recettes financerait un canal culturel gratuit. Mais, en plus, la télé et Internet ne sont-ils pas en voie de convergence ?

L’accès à la culture, les musées… etc… devrait être gratuit… comme l’école… et pouvoir se retrouver entre anciens élèves d’école, devrait être aussi, par la même occasion, gratuit. Et ce n’est pas un vœu que je formule. Je sais que cela va arriver.

Bien sûr, ma diatribe est restée lettre morte, mais pour la petite histoire, le problème de messagerie ne venait pas du bloqueur de publicité, mais bien du site lui-même, puisque l’accès a été rétablit dans la journée…

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Herbalouf

Lettre ouverte à Gilles et à Raymond

  C’était donc dans le lointain 1992. Je venais d’être viré de chez Prime. Toi, Gilles tu me suivras quelques années plus tard ! Je découvrais le chômage. Rémunéré bien sûr, mais c’était la première période d’une longue série. Dans ma tête, fatiguée du technique et pas encore totalement sevrée des mirages du consumérisme, une idée fixe tournait en boucle, savamment inculquée par la religion capitaliste : Le métier de Commercial. C’est facile. On ne fait pas grand-chose. On gagne beaucoup d’argent… Bref ! L’archétype du résultat du lavage de cerveau publicitaire. Alors, par quoi commencer ? Faire des études de commerce ? Monter une boite ? Se faire plein de pognon, mais… tout de suite ! Ben oui, tant qu’à faire ! Mais bon… restons dans la légalité. Si la victime du voleur est prévenue qu’on va la voler, c’est légal, non ? Il parait que ç’est ça, en fait, ce que l’on appelle le commerce ! Et je vais bientôt savoir ce que c’est, en entrant par la petite porte dans le fin du fin du commerce : J’ai nommé, la vente directe.

Voici donc l’enchaînement des faits. Dans un de mes stages d’anglais, par lequel commence mon chômage, je rencontre une ravissante feuj, qui me parle de Herbalife. Elle m’explique le concept et tout. Ce que découvrirait, bien des années plus tard, c’est que c’est une pyramide de Ponzi. Oui, encore un italien, qui avait monté une cavalerie en 1919 à Boston. Ça c’est ta patrie Raymond ! Des systèmes de ce genre fleurissait donc encore (2) en 1992. J’ai rencontré Suzel quelques semaines plus tard, dans un autre stage. Elle y venait faire son stage pratique dans notre stage théorique… de commerce international. Et oui, je voyais les choses en grand, en commençant par un stage et puis ensuite venaient des projets, qui vont me conduire d’ailleurs en Albanie. C’est à cette occasion que je rencontrerai Monika. Projets, qui seront contrariés, en Albanie justement, par la malencontreuse présence sur place d’une pyramide de Ponzi au niveau national. 80% des albanais y vont s’y ruiner. Nous, on vend des presses à briques de terre. Personne ne nous écoute. Tout le monde croit gagner sa vie en restant siroter des cafés à la terrasse des bars… jusqu’au crac final.

Mais ça c’est une autre longue histoire, que je vous raconterai une autre fois et revenons à Suzel. Très vite, elle me fait rencontrer une connaissance qui fait partie d’une de ces pyramides, mais sur des produits électroniques. Il s’agit d’alarmes d’appartements. Ce qui est amusant, c’est qu’elles avaient la forme de freebox, mais avant la lettre. On arrive dans un appartement et un type nous fait une démo. Dès que la boite, qui est autonome, est allumée et après un délai de latence, censé laisser le temps de quitter l’appartement, le bidule se met à couiner au moindre mouvement. Mieux ! Il l’enferme même dans un frigo… et ça marche toujours ! Je suis perplexe.

Au final, je ne vendrai ni de l’Herbalife, ni de briquetteuses, ni de freebox factices, dont j’ai même oublié le nom, car je pense que c’est toujours Suzel qui me fera rencontrer mon tuteur chez Junil Sicoc (1). Quel nom étrange pour cette société de vente au porte à porte de… vêtements ! Les frusques c’est pas vraiment mon rayon, mais Suzel me persuade d’y aller et me voilà donc entré dans la vente directe, avec mon sac d’échantillons de tissus, mes chaussettes et même quelques robes, et parti en vadrouille de par les rues. Tu te souviens Gilles, tu as fait une journée avec moi. C’était à Orsay, je crois. On se donne rendez-vous dans un bar, tous les deux. On se remonte le moral, pendant un bon moment d’ailleurs, car il en fallait. Et puis, on se lance. Moi je dois remonter la rue, et toi Gilles, tu dois la redescendre. Je te laisse la moitié de mon paquetage et rendez-vous est pris pour dans deux heures au même bar. Je m’exécute dans mon calvaire. Je sonne systématiquement à toutes les portes, particuliers comme entreprises. Je raconte mon boniment et je reste aimable même dans le bide. Et je reviens au bar, deux heures après pour le débriefing. Toi Gilles, tu y es déjà, assis à la même place que tout à l’heure, parce que – et tu finis par me le lâcher dans un souffle – tu n’as pas bougé ! Non, tu es resté là pendant deux heures, parce que – me dis-tu – tu n’as pas osé. Si c’est une chose, que le porte à porte t’apprend, c’est avoir des couilles. Aujourd’hui, c’est la seule chose que j’ai retenu de l’expérience, mais à quel prix !

Le principe du job est simple. Vendre le plus possible, pour toucher une commission soi-même, puis en faire gagner une pour son tuteur, puis pour d’autres éventuellement au dessus, puis finalement un bénéfice pour la boite. Un pyramide de Ponzi, je vous dis ! D’ailleurs mon tuteur, a passé une demi journée avec moi le premier jour, puis comme je ne vendais pas assez – et pour ainsi dire rien – une autre demi journée pour m’expliquer les ficelles du métier. Ce qu’il ne me disait pas, mais que je voyais bien, c’est qu’il avait déjà son réseau de client, essentiellement des vieilles dames, qui s’ennuyaient chez elles, qui ne savaient pas quoi faire de leurs pensions et qui l’accueillaient à bras ouverts. Il organisait des réunions Tuperware, il étalait les étoffes, faisait son petit effet, et les chèques de commande tombaient en fin de séance. Mais une fois, il m’a quand même bluffé. On était quelque part dans une rue le long de la F18 du coté du Guichet. Il est rentré dans un cabinet de médecin ! On a attendu dans la salle d’attente comme des patients. Je ne souviens plus si on n’était pas carrément en concurrence avec une visiteuse médicale, ce jour là. On a pris rendez-vous pour l’heure de déjeuner. On est revenus. Le médecin, c’était une femme et elle avait l’air contente de nous accueillir. On… enfin, il… a tout déballé sur son bureau et… elle a acheté. Je ne sais plus s’il avait fait le geste de me laisser la commission à titre d’encouragement.

Il m’avait délimité une zone. En gros, autour de chez moi à Igny. J’avais décidé de m’éloigner un peu, pour ne pas me griller dans ma propre rue, et j’ai des souvenirs d’avoir prospecté du coté des Ulis et du coté de Versailles. Les deux mondes quoi ! Je me garais dans une rue que j’avais choisi au préalable sur le plan. Oui, j’avais prévu grand, pour ratisser toute la ville. J’avais mes fiches, s’il fallait repasser voir un prospect intéressé. J’avais ma valise d’échantillon. J’étais en costume cravate. Et je sonnais partout à chaque numéro de la rue. Je rentrais partout où je pouvais. Je me souviens d’être entré dans un garage avec le type noir de cambouis sous le capot de sa voiture et moi qui ouvre ma valise de layettes. Tu imagines sa tête ! Dans une autre rue, je me souviens d’avoir hélé un type au premier étage qui ne voulait pas ouvrir et d’avoir engagé la conversation en supportant avec le sourire ses sarcasmes. Il me disait que j’étais d’un autre temps et il n’avait pas tort et il me demandait pourquoi il m’achèterait quelque chose alors qu’il avait un centre commercial à coté. Et à tout, j’avais une réponse… j’argumentais, infatigable. Enfin, non… Ça me fatiguait, en fait. Et après avoir ratissé la rue, je remettais la ville au lendemain.

A la fin, à la vue du peu de résultat, mon tuteur a pensé que je ne travaillais pas du tout et il ne me croyait pas quand je lui disais que je sortais vraiment faire du porte à porte. Il a fini par mettre fin à ma période d’essais de VRP. J’ai même eu du mal à obtenir le paiement de mes commissions, qui s’élevaient quand même à une somme rondelette, mais qui étaient loin de faire un salaire digne de ce nom. Car j’en avais faites, quand même quelques-unes, des ventes. Quelques dizaines, en tout. Une fleuriste, si je me souviens bien. Une vieille dame, peut-être pour me récompenser de ne pas avoir tout déballer ma valise pour rien. Et quelques autres clients comme ça. Suzel m’a poussé à relancer la comptabilité et j’ai touché mon argent. Pour eux, j’étais un fainéant.

Ma revanche, si l’on peut dire, je l’ai eue bien des années après. A ma grande surprise, je reçois, un jour, un coup de fil d’une personne se réclamant de Junil Sicoc. Peut-être en était-ce déjà la fin (1). Et là, je m’entend dire, par cette personne, qu’elle a repris la zone de prospection et qu’on lui a assuré qu’elle était en friche, mais que dans ses démarches elle rencontre beaucoup trop de gens qui connaissent déjà la société et qu’elle suspectait que quelqu’un y travaille toujours en ce moment. Ayant obtenu mon numéro de téléphone par mon tuteur, elle m’appelait par déontologie car, dans le doute, elle ne voulait pas empiéter sur mon territoire. Je la rassure, je n’y travaille plus depuis longtemps, elle a quartier libre. Mais, au fond de moi, je me dis.. quand même… mon travail de prospection… je l’avais fait… pour que toutes ces années plus tard on se souvienne encore du nom de la boite.

Ce boulot, c’est une, parmi d’autres, école de la vie. Quand tu es jeune et juste pendant deux ou trois mois, c’est quelque chose qui peut se faire. Mais lorsque l’on s’approche de l’âge de la retraite, Gilles, si l’on n’a pas toujours compris ce qu’est la vente directe et ce qu’est une pyramide de Ponzi, c’est regrettable ! Moi je m’en suis rendu compte quand j’ai commencé à vendre mes chaussettes lors des repas de famille. Je l’ai fait une fois, j’ai compris et puis j’ai arrêté. Et puis quand mon tuteur m’a arrêté mon contrat oral avec la boite je n’ai pas insisté. J’en avais vu assez. Mais toi Gilles, tu as bien vu où je voulais en venir avec le piège de la vente directe. Alors, ne viens pas nous vendre tes appartements comme des chaussettes à nos repas de retrouvaille. Tu vas nous décevoir…

(1) Quel nom étrange pour cette société de vente de vêtements, sise à Monaco qui plus est, et dont le concurrent direct, selon mon tuteur, était la société Bragard (à coté de la gare de l’Est) … je dis « étais » parce que je viens de tomber sur ça :
Tribunal Monaco 18 mars 1999 Liquidation Junil Sicoc

(2)… et aujourd’hui aussi, avec par exemple Bernard Madoff (en 2008)

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Mon Dentiste 2

Aujourd’hui, à peine arrivé à Paris je suis dans le quartier de la Madeleine et je vais voir un nouveau dentiste que Gilles m’a chaudement recommandé. Je l’avais déjà contacté lors de mon précédent passage à Paris mais malheureusement cela correspondait à ses congés. Confronté à quelques déboires j’avais quand même été tout heureux d’en trouver un autre d’urgence, rue du Louvre. Ou plutôt, une autre car c’était une colombienne dont j’avais été très content. Mais, alors, j’étais quand même venu faire un tour ici pour reconnaître l’endroit, car de cette rue, Alberto m’en avait parlé, il y a très longtemps. Il avait son travail, sa banque tout près d’ici, place de la Madeleine et dans un bar de cette rue il avait ses habitudes avec ses collègues. Je me souviens juste que dans sa conversation il parlait de la responsabilité du patron du bar qui servait, sans état d’âme, des pastis en rafale à des clients qui entraient, visiblement déjà bien éméchés, jusqu’à ce que, un jour… ces clients ne reviennent plus du tout.

Mais ce bar je ne l’ai jamais connu et aujourd’hui, sous le pluie, rendez-vous pris depuis l’Italie, chez mon dentiste j’y vais à coup sûr, par la ligne de métro 14, la seule automatique de Paris et que je ne prends pas souvent. J’arrive juste avec ce qu’il faut d’avance. Bien sûr, je me suis brossé les dents ce matin en me levant, mais j’ai oublié de le faire après mangé. Alors, sourire forcé, je me jette un dernier coup d’œil dans le miroir de l’ascenseur. Pour ceux encore qui se poseraient la question de savoir à quoi ils peuvent bien servir, qu’ils sachent qu’il y a toujours un miroir dans un ascenseur.

Une dame d’un certain age m’ouvre la porte et me dirige de la main, sans plus de formalités, vers la salle d’attente. J’y suis seul. Je me débarrasse de mon manteau et après avoir fait, du regard, le tour de la pièce, cossue et de bonne taille, je lorgne sur la rue mouillée depuis mes fenêtres en hauteur. Je me surprend à chercher des raisons… à penser que peut-être, d’une assistante jeune, la femme du dentiste n’en a pas voulu.

Mais je n’ai pas le temps de pousser plus loin les élucubrations car la porte s’ouvre sur un homme en blouse blanche du même âge que son assistante et qui m’invite d’un ton amical « à faire connaissance ». Sa tête me fait penser à un humoriste célèbre. J’attrape en vitesse mes affaires et je le suis pour m’asseoir sur la chaise qu’il me désigne face à son bureau. Il n’a pas fait mine de vouloir me serrer la main, mais cela ne m’a pas déplu, bien au contraire, car j’ai mis cela tout de suite sur le plan de l’hygiène.

Une fois placés, il a un très cordial « Qu’attendez-vous de moi ? » Devant lui il a une fiche cartonné, comme au bon vieux temps, sur laquelle on a déjà écrit mon nom et mon numéro de portable français. Entamant mon introduction, je lui explique que je suis à la recherche d’un dentiste sur Paris, étant auparavant en banlieue Sud où je suis encore domicilié. Je lui répète que c’est Gilles, une relation qui est un de ses patients, qui me l’a proposé.

Malgré la présence d’un pc portable slim shape il se met en devoir de remplir la fiche à la main. Il me demande si je n’ai pas quelque chose de récent à mettre dans le dossier. J’ai prévu cela et je sors de mon sac une panoramique d’il y a 6 mois. Il fait la moue en regardant le travail à faire que je suis en train de lui évoquer. « Un bridge d’un coté et une couronne de l’autre. » « et qu’en est-il d’une ancienne lésion apicale ? » Mais cette fois –ci j’ajoute tout de suite que je suis à la CMU, la sécurité sociale minimum. Tout en restant très cordial il me dit d’emblée qu’il n’est pas « équipé » pour cela. Il va d’ailleurs répéter cette formule plusieurs fois durant l’entretien. Comprendre : … il n’a pas envie de le faire. Il veut bien m’aider à trouver un dentiste susceptible de faire le travail et à cet effet il me demande d’ailleurs d’écrire moi-même mon adresse mail sur sa fiche.

Comme il essaye d’en savoir plus sur mes motivations je lui raconte un peu. Je n’ai pas choisi d’être à la CMU. Je suis à cheval sur deux pays : La France et l’Italie. Car en Italie je m’occupe de ma mère. Il rebondi et me demande d’où je suis en Italie et prétend connaître très bien le Frioul… en photo. Il me parle d’industrie du bois, de meubles dans le Sud de la région. C’est vrai, mais j’ai envie de surenchérir en parlant plutôt de mes recherches de meubles dans les montagnes au Nord, où les entreprises, au milieu de forêts immenses, importent du bois de Finlande. Mais je ne voudrais pas lui prendre trop de temps en m’éloignant du sujet de ma venue.

Il m’invite à retourner voir le dentiste qui m’a fait la dernière intervention. J’avais bien trouvé, en urgence, cette colombienne rue du Louvre pour un plombage qui était tombé. Pour la petite histoire, trois problèmes sur trois dents différentes, trois fois de suite dans le mois. Mais étant une remplaçante elle ne voulait pas s’engager sur une couronne avec un remboursement CMU. Quant au dentiste, que m’avait conseillé Monika, et qui me suivait avant cela, dans un dispensaire du 13 ème.. Difficile… car il a pété les plombs. « Ce sont des choses qui arrivent » me dit-il. Pendant qu’il me parle je me souviens que pourtant, cela avait bien commencé. Le dentiste de Monika m’avait fait, sans broncher un curetage, d’une vieille racine pour quelque chose comme 12 € alors que le dentiste de Alberto que j’avais été consulter à Gif sur Yvette, m’en demandait pas moins de 1200 €. Que l’on juge de la marge ! J’oublie de lui parler de l’autre dentiste, dans le 18 ème, que m’avait, par la suite, conseillé Monika et qui m’avait fait la panoramique qu’il a dans les mains. Mais, lui non plus ne semblait pas vouloir donner suite à… la CMU.

Croyant toujours qu’il va me faire asseoir sur son fauteuil de dentiste, je continue mon argumentation. Je lui dit que je suis désolé de profiter de son savoir pour faire le point sur quoi faire, parce que au-delà des travaux en bouche je suis intéressé de savoir si les petits soucis digestifs que j’ai en ce moment peuvent y être liés ou non. Par exemple le fait qu’il me manque des dents fait que ma mastication n’est plus aussi efficace. La dent en vis-à-vis d’une dent manquante ne travaille pas et je perds, au total, 20% de rendement. J’essaye de placer, sans y parvenir, le fait que je pense que le nombre d’actionnement de la mâchoire avant d’avaler doit être fixé depuis des années par la force de l’habitude et que si l’on ne fait pas attention à s’adapter, la mastication du bol alimentaire est incomplète, ce qui est un problème pour sa digestion. Il balaye tout suite la chose… il me reste assez de dents tout de même et il me donne les conseils suivants : « Faire de plus de petites bouchées et manger plus lentement » en utilisant le stratagème suivant : « Poser les couverts entre chaque bouchée » dit-il en mimant le geste. Quel délit d’initié!

Mais il ajoute qu’il va essayer de faire quelque chose pour moi. Il va voir s’il peut me trouver quelqu’un pour m’aider. « Et Gilles ? Il connaît plein de monde Gilles. Il va vous conseiller un autre dentiste… » Ben voyons… Je lui demande depuis combien de temps il connaît Gilles. Il lève les yeux au ciel, comme pour dire : Depuis des temps immémoriaux. D’ailleurs, quand après tout cela, je serai sorti dans la rue, je l’appellerai mon Gilles. « Ton dentiste ? Il m’a gentiment éconduit. Il a été très cordial. Il a passé quelques minutes avec moi… entre deux clients » maintenant, si j’ose dire. « Mais il n’a rien fait. Je reste avec mes questions et je reste sans dentiste. » Et là, de façon inattendue, Gilles va me glisser que lui aussi envisage de changer de dentiste. Il va en prendre un jeune (!)

Mais pour l’instant je suis encore dans le cabinet. Le dentiste est en train de me parler de la nomenclature qui a changé. La colombienne m’en avait déjà touché un mot. Lui, il n’y comprend rien. En jetant un regard en coin à son ordinateur, il avoue que de toute façon il fait tout sur papier. Oui… « à l’ancienne » j’ajoute. Il ne voit pas bien l’opportunité de s’y mettre juste au moment de partir bientôt à la retraite.

Est-ce qu’il ne va pas profiter de ma présence pour, au moins, me faire mon check up bi-annuel ? Et bien non, il me dit que la panoramique est récente et qu’elle lui a suffit. Et bien ! Voilà qui est expédié ! L’entretien est clos et il m’attend déjà à la porte pour me raccompagner. Encore une fois, je rassemble à la hâte mes affaires et je le suis. Je le salue. Et alors qu’entre déjà la cliente suivante, je l’entends m’asséner le coup final dans mon dos. « Bien sûr je ne vous fait rien payer… les conseils… c’était entre nous »

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